Débat number two (réponse/resposta a Christian)
Ecrit par Noémie S., le mardi 23 janvier 2007 à 18:02 , dans General
Le rôle de l'histoire et de la mémoire / O papel da história e da memória
Là les amis j'ai l'impression de refaire un exposé que j'ai fait au 1er semestre ici en cours d'histoire
Je vais juste traduire rapidos ce que Christian, ami allemand en échange à l'UFF aussi, m'a écrit sur mon blog (cf "Montevideo") parce que c'était bien intéressant. En réponse à mes questions sur le traitement de l'histoire dictatoriale ici en Amérique latine, et sur l'"oubli" volontaire, il disait que c'était normal qu'il n'y ait pas encore de réel traitement de cette histoire parce que 25 ans c'est trop tôt. Il faut que surgisse une nouvelle génération de politiciens, de journalistes et d'artistes pour nous faire rappeler ce qu'il s'est passé. (par ex le cinéma brésilien qui commence à beaucoup traiter de la dictature actuellement) Pour comparer avec l'Allemagne (je le cite), ce n'est qu'après 1968 qu'on a commencé à parler d'Hitler et de la Seconde guerre mondiale, et le monument consacré à l'Holocauste ne fut que construit...en 2005. Donc, ces choses-là prennent du temps. En Argentine, dit-il, il y a plus de choses dédicacées à la dictature, ce que je verrai à partir de ce soir mais c'est effectivement ce à quoi je m'attends, d'après ce que j'ai appris (journal "nunca mais", "plus jamais" et assoc' de mères des disparus qui se réunit sur la place publique de Buenos Aires tous les dimanches,...) Bon, pour faire un commentaire par rapport à l'Allemagne, je crois qu'une des grandes différences entre le traitement du nazisme en Europe après la guerre et le traitement de la dictature ici (bien que...je sais bien qu'on ne peut pas et ne doit pas comparer le nazisme puisque c'est incomparable, mais là je parle du traitement post-guerre, post-dictature), c'est les PROCES qui ont été faits après la Seconde Guerre Mondiale. En Europe et principalement en Allemagne, les anciens chefs nazis ont été POURSUIVIS et condamnés quand ils ont été trouvés (condamnés à mort malheureusement), il y a eu ce fameux procès de Nuremberg en 1945-46 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité (avec l'invention du terme d'ailleurs je crois), bien médiatisé, et le procès Eichmann un peu plus tard, super médiatisé aussi. Ce qui n'a pas du tout été fait en Amérique Latine, puisque du moins au Brésil les anciens militaires au pouvoir pendant la dictature sont aujourd'hui au pouvoir ou dans l'administration publique, ou gentiment chez eux en train de jouer aux cartes. Anecdote à ce propos : mon prof d'histoire du Brésil m'a raconté qu'il a un jour croisé à l'aéroport l'ancien chef du parti politique unique des militaires (ALENA) pendant la dictature (imposé par le gouvernement dictatorial), gentiment en train de se promener et peut-être de se payer un billet pour les Fidji. Bon voilà, je m'arrête là (lol). En tout cas ça fait une sacré différence selon moi. Et si procès il y a, je pense que la "digestion", le traitement de ce qu'il s'est passé (dans le but de ne pas oublier) et la cicatrisation sont plus rapides.
Traduci o que o Christian escreveu no meu blog, o comentário sobre a minha mensagem "Montevideo", que foi muito interessante! (e Christian você escreve muito bem em português, fiquei e ainda fico muiiito invejosa!!!) Pra responder, eu acho que a grande diferença entre o tratamento da Segunda guerra mundial e do nazismo na Europa, e o das ditaduras na America Latina (mas eu sei que o nazismo nao pode e nao deve ser comparado), é que depois da Segunda Guerra Mundial houve PROCESSOS. Na Europa e na Alemanha principalmente, os chefes nazis foram perseguidos, prestos (e matados, infelizmente) (nao sou em favor da pena de morto!). Houve o grande processo de Nuremberg em 1945-46 para os crimes de guerra e "contra a humanidade" e o processo Eichmann depois, que passou na televisao. Isso nao foi feito na America Latina, pois no Brasil (como eu aprendi e como você me contou Henrique!) por exemplo os ex-chefes militares estao na administraçao pública agora ou tranquilamente na casa deles (playing cards, esqueci a traduçao, de novo...). O que o meu professor de historia do Brasil (Jorge Ferreira) me contou: ele encontrou um dia no aeroporto o ex-chefe do partido único ALENA, caminhando tranquilamente e talvez comprando uma passagem pra as Fidji...
Entao pra mim, essa diferença de tratamento é muito importante. Se tem processo, eu acho que o tratamento depois (pra nao esquecer) seja mais fácil e mais rápido.
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